Les employeurs de Nouvelle-Aquitaine annoncent un repli de leurs intentions d'embauche pour 2026, mais la région reste l’une des plus dynamiques de France pour l’emploi en Nouvelle-Aquitaine. Selon l’enquête Besoins en Main-d’Œuvre (BMO) 2026 de France Travail, 248 800 projets de recrutement sont recensés dans la région, soit 8 % de moins qu’en 2025. Un chiffre qui interroge, alors que près d’un poste sur deux reste difficile à pourvoir.
Un repli mesuré, pas un décrochage
La baisse de 8 % des intentions d'embauche place la Nouvelle-Aquitaine dans la tendance observée dans plusieurs régions, qui ajustent leurs prévisions après deux années de forte activité. Elle n'empêche pas le territoire de conserver une place de choix : il figure au 3e rang national pour l'emploi, à égalité avec les Pays de la Loire. Le contexte économique régional, marqué par un repli conjoncturel mais des signes de redressement, éclaire ce ralentissement mesuré des embauches.
Pourquoi tant de postes restent vacants
Le paradoxe tient à la structure même de l’économie régionale. La Nouvelle-Aquitaine affiche un taux de recrutements saisonniers de 43 %, contre 32,2 % au niveau national, du fait du poids de l’agriculture, de la viticulture, du tourisme et de l’hôtellerie-restauration. Résultat : 49,8 % des projets de recrutement sont jugés difficiles à pourvoir par les employeurs, contre 43,8 % en moyenne nationale — même si cette difficulté diminue depuis trois ans consécutifs.
- Ouvriers agricoles et viticoles
- Personnel de restauration et d’hôtellerie
- Aides à domicile et aides-soignants
- Agents d’entretien et employés de commerce
Cette tension saisonnière n’est pas propre à la région : elle rappelle la situation observée en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où des milliers d'emplois saisonniers restent introuvables chaque été, ou en Pays de la Loire, où la filière agricole peine elle aussi à recruter malgré une activité soutenue.
Un chômage sous la moyenne nationale
Autre indicateur qui nuance le repli des embauches : selon l’Insee, le taux de chômage régional s’établit à 7,5 % au deuxième trimestre 2026, contre 8,3 % pour la France hors Mayotte. La Nouvelle-Aquitaine reste ainsi en dessous de la moyenne nationale, même si ce taux progresse de 0,7 point sur un an.
Le tourisme, toujours un pilier
Le secteur touristique illustre bien cette économie à deux vitesses : il pèse environ 12 milliards d’euros et génère 142 000 emplois directs et indirects dans la région, entre tourisme haut de gamme, numérique et aéronautique. De quoi nourrir, chaque année, les mêmes difficultés de recrutement sur les métiers de contact avec la clientèle.
Pour les candidats comme pour les employeurs, l’enjeu reste donc double : anticiper les besoins saisonniers et valoriser des métiers encore boudés malgré une demande forte. Plus d’informations sur les actualités de Nouvelle-Aquitaine et sur les tendances nationales de l'emploi sont à suivre sur Presse Régionale.
Questions fréquentes
Combien de projets de recrutement sont prévus en Nouvelle-Aquitaine ?
Selon l’enquête BMO 2026 de France Travail, 248 800 projets de recrutement sont recensés dans la région, en baisse de 8 % par rapport à 2025.
Pourquoi autant de postes restent-ils difficiles à pourvoir ?
43 % des recrutements régionaux sont saisonniers (contre 32,2 % au niveau national), notamment dans l’agriculture, la viticulture et le tourisme, ce qui explique que 49,8 % des projets soient jugés difficiles à pourvoir par les employeurs.
Le chômage augmente-t-il en Nouvelle-Aquitaine ?
Il progresse légèrement, à 7,5 % au deuxième trimestre 2026 selon l’Insee, mais reste inférieur à la moyenne nationale de 8,3 %.
Sources
- France Travail Nouvelle-Aquitaine — enquête BMO 2026
- Insee — Taux de chômage localisés, 2e trimestre 2026
- Aquitaine Online — poids économique du tourisme régional
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
