C’est une étude qui vient confirmer un ressenti local : avec ses ports, ses chantiers et ses plages, la Région Sud s’impose comme la première économie maritime de France. Selon les chiffres consolidés par l’INSEE, l’ensemble des activités liées à la mer représente désormais 102 000 emplois en Provence-Alpes-Côte d’Azur, soit 5,3 % de l'emploi salarié régional. De quoi rappeler à quel point le littoral n’est pas seulement une carte postale, mais un véritable moteur économique.
Ce que révèle vraiment le chiffre de 102 000 emplois
Derrière ce total se cache une addition de plusieurs mondes. Le cœur maritime — construction et réparation navale, transport de marchandises, pêche, produits de la mer, recherche océanographique — rassemble à lui seul environ 25 600 salariés répartis dans quelque 4 200 établissements. Sur ce seul périmètre, la région se classe au 3ᵉ rang national.
Mais la mer irrigue bien d’autres secteurs. En y ajoutant le tourisme littoral (près de 62 200 emplois) et la Marine nationale (environ 14 200 militaires), la Provence-Alpes-Côte d’Azur passe en tête du classement, devant la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine. Une position de leader qui s’explique par des atouts uniques sur le territoire.
Marseille, Toulon, les câbles sous-marins : trois atouts d’exception
La force de la région tient à une concentration rare d’infrastructures stratégiques :
- Le port de Marseille-Fos, premier port de commerce français, tourné vers la Méditerranée et le grand large.
- La base navale de Toulon, la plus importante d’Europe, port d’attache du groupe aéronaval.
- Un rôle méconnu de hub numérique mondial : la région figure parmi les premières portes d’entrée des câbles sous-marins qui font transiter les données entre les continents.
Ces trois piliers font de la façade méditerranéenne un carrefour où se croisent commerce, défense, tourisme et innovation. Pour en savoir plus sur les dynamiques du territoire, retrouvez notre rubrique Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Pourquoi c’est important pour les habitants de la région
Un tel poids économique n’est pas qu’une affaire de statistiques. Il signifie des emplois locaux difficilement délocalisables : on ne déplace pas un port, un chantier naval ou une station balnéaire. La diversité des métiers — du marin-pêcheur à l’ingénieur en énergies marines, du saisonnier touristique au technicien de maintenance navale — offre aussi une palette de débouchés pour la formation régionale.
Reste un enjeu de taille : concilier cette activité avec la préservation d’un littoral fragile. Décarbonation du transport maritime, gestion des flux touristiques, protection de la biodiversité marine… La performance économique de demain se jouera aussi sur la capacité à rendre cette « économie bleue » plus durable. Un défi partagé par d’autres façades françaises, comme le rappellent nos Actualités Nationales, et par les régions voisines telle l’Occitanie.
Questions fréquentes
Pourquoi la Région Sud est-elle première pour l’économie maritime ?
Parce que le calcul retenu par l’INSEE additionne le cœur maritime, le tourisme littoral et la Marine nationale. Sur ce périmètre élargi, la région dépasse la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine grâce à ses ports, sa base navale et son littoral très touristique.
Combien d'emplois l’économie maritime représente-t-elle exactement ?
Environ 102 000 emplois, soit 5,3 % de l'emploi salarié régional. Le seul cœur maritime en compte près de 25 600, auxquels s’ajoutent le tourisme littoral et les militaires de la Marine nationale.
D’où proviennent ces chiffres ?
D’une étude de l’INSEE Provence-Alpes-Côte d’Azur, réalisée en partenariat avec les services de l’État et la Région, à partir de données consolidées à fin 2022.
