Une nouvelle page s’écrit pour les liaisons maritimes entre la Corse et l’Italie. Depuis la mi-juillet 2026, la compagnie bastiaise Cors’Express propose des traversées rapides en hydroglisseur entre Bastia et trois ports italiens, avec des temps de trajet jusqu’à deux fois plus courts qu’un ferry classique. Un pari lancé par un jeune armateur local qui vient bousculer un marché jusqu’ici dominé par les grandes compagnies traditionnelles.
Un hydroglisseur pour relier la Corse à l’Italie en un temps record
Le navire choisi par Cors’Express est un hydroglisseur de 32 mètres, équipé de deux moteurs MTU, capable de transporter 220 passagers à une vitesse de pointe de 35 nœuds. Résultat : la traversée vers l’Italie s’effectue en environ deux heures et quart, contre le double sur un ferry traditionnel. Contrairement aux compagnies historiques qui transportent aussi véhicules et fret, Cors’Express cible avant tout les passagers piétons, avec des tarifs d’appel affichés à partir de 39,99 euros pour certaines traversées.
Trois ports italiens désormais accessibles depuis Bastia
La nouvelle navette dessert trois destinations italiennes au départ de Bastia : Gênes, Livourne et Civitavecchia, le port qui dessert Rome. Les réservations, ouvertes depuis plusieurs semaines, ont rapidement trouvé leur public parmi les voyageurs cherchant une alternative rapide pour un week-end ou un déplacement professionnel entre les deux rives de la Méditerranée.
Une entreprise née d’un pari entrepreneurial local
Cors’Express a été fondée en janvier 2026 par un armateur bastiais de 28 ans, avec un capital de 200 000 euros. L’idée d’une compagnie maritime dédiée aux traversées rapides serait née d’échanges avec des acteurs siciliens du transport maritime, avant d’être adaptée aux spécificités de la façade corse. Un exemple de dynamisme entrepreneurial insulaire, dans un secteur où les grands noms du transport maritime occupent traditionnellement l’essentiel du marché.
Un argument environnemental mis en avant
Au-delà de la vitesse, la jeune compagnie met en avant un bilan carbone allégé : les émissions de CO2 par passager seraient deux à trois fois inférieures à celles d’un ferry traditionnel, grâce à la conception plus légère de l’hydroglisseur et à sa motorisation optimisée. Un argument qui pourrait séduire une partie de la clientèle sensible aux enjeux environnementaux du transport maritime, secteur régulièrement pointé du doigt pour son empreinte carbone.
Ce que ça change pour les voyageurs et l’économie locale
Pour les habitants de Haute-Corse comme pour les touristes italiens, cette nouvelle liaison ouvre une option supplémentaire pour des allers-retours rapides, sans immobiliser une journée entière de trajet. Une diversification bienvenue à l’heure où le secteur du tourisme insulaire, confronté à des tarifs aériens en hausse et à des annulations de vols, cherche des solutions de mobilité plus fiables entre l’île et le continent. D’autres évolutions du transport maritime sont à suivre du côté de la façade Provence-Alpes-Côte d’Azur, tandis que les grandes tendances du secteur des transports sont à retrouver dans notre rubrique actualités nationales.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une traversée avec Cors’Express ?
Environ deux heures et quart entre Bastia et l’Italie, soit deux fois moins de temps qu’avec un ferry traditionnel.
Quelles destinations sont desservies depuis Bastia ?
Trois ports italiens : Gênes, Livourne et Civitavecchia, le port desservant Rome.
Cors’Express transporte-t-elle aussi des véhicules ?
Non, la compagnie cible principalement les passagers piétons, contrairement aux ferries traditionnels qui transportent aussi véhicules et fret.
