Train à batteries en Occitanie : une première en France depuis 2026

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Depuis le 31 août 2026, un nouveau train circule dans le Gard : la région Occitanie a mis en service son premier train à batteries, une première en France. La rame relie Nîmes à Vauvert, sur une portion non électrifiée du réseau liO, sans émettre le moindre gramme de CO2 pendant son trajet.

Un train diesel transformé en train électrique

Le principe est aussi simple qu’inédit : plutôt que de commander une rame neuve, la région Occitanie, SNCF Voyageurs et Alstom ont choisi de convertir un train existant, un autorail à grande capacité (AGC) vieux d’une vingtaine d’années. Ses moteurs diesel ont été remplacés par des batteries lithium-ion, ce qui lui offre une autonomie annoncée supérieure à 80 kilomètres. L’énergie récupérée au freinage est réinjectée dans les batteries, un procédé qui permettrait jusqu’à 20 % d’économies d’énergie par rapport à une motorisation diesel classique.

Trois allers-retours quotidiens entre Nîmes et Vauvert

Depuis sa mise en service, le train à batteries assure trois allers-retours par jour en semaine, le matin, le midi et le soir, en mode zéro émission locale. C’est deux allers-retours de plus qu’en septembre 2025. Combinée aux circulations diesel encore assurées sur la ligne, l’offre ferroviaire entre Nîmes et Vauvert atteint désormais onze trains quotidiens dans les deux sens. L’expérimentation est prévue pour une durée minimale de deux ans, le temps de mesurer la fiabilité du dispositif sur le terrain et son comportement dans la durée, notamment lors des fortes chaleurs estivales.

Un investissement pensé pour les petites lignes

Ce projet représente un investissement global de plus de 41 millions d’euros, financé notamment à hauteur de 30 millions d’euros par les régions partenaires et de 6 millions d’euros par SNCF Voyageurs. L’enjeu dépasse la seule ligne Nîmes-Vauvert : la décarbonation des lignes non électrifiées reste un défi majeur pour de nombreux territoires ruraux, où poser des caténaires sur toute la longueur d’une ligne représente un chantier long et coûteux, difficilement justifiable sur des lignes à faible trafic. En misant sur la conversion de rames existantes plutôt que sur du matériel neuf, la région limite aussi la facture par rapport à un renouvellement classique du parc. Si l’expérimentation gardoise fait ses preuves, la technologie pourrait s’étendre à d’autres petites lignes de la région, à l’image des efforts déjà engagés ailleurs en France pour rendre le train plus attractif, comme le TER à 1 euro dans les Hauts-de-France.

Une région qui mise sur la mobilité durable

L’arrivée de ce train à batteries s’inscrit dans une stratégie plus large de la région Occitanie, déjà engagée sur plusieurs fronts environnementaux : préservation des aires protégées, essor de l’agriculture biologique, et désormais décarbonation du rail. Ces choix confortent l’image d’une région qui investit dans la transition écologique de ses transports du quotidien, un enjeu suivi de près alors que le tourisme régional continue de battre des records de fréquentation et fait de la qualité des dessertes locales un argument touristique à part entière.

  • Ligne concernée : Nîmes – Vauvert (Gard)
  • Autonomie annoncée : plus de 80 km sans diesel
  • Fréquence : 3 allers-retours quotidiens en semaine, soit 11 trains par jour avec les circulations diesel
  • Investissement : plus de 41 millions d’euros
  • Durée de l’expérimentation : minimum deux ans

Questions fréquentes

Où circule le premier train à batteries d’Occitanie ?

Il relie Nîmes à Vauvert, dans le Gard, sur une portion de ligne non électrifiée du réseau liO.

Quelle est l’autonomie de ce train à batteries ?

Le constructeur annonce une autonomie supérieure à 80 kilomètres, suffisante pour couvrir la ligne sans recourir aux moteurs diesel.

Combien de temps va durer l’expérimentation ?

Elle est prévue pour une durée minimale de deux ans, afin d’évaluer la fiabilité technique et la pertinence économique du dispositif avant d’envisager son extension à d’autres lignes.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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