La Région Bourgogne-Franche-Comté a annoncé le déblocage de 44,2 millions d’euros en faveur de ses territoires, de l'emploi et des équipements publics. Le vote est intervenu vendredi 16 octobre lors de la commission permanente réunie à Dijon, dans un contexte où le marché du travail régional reste sous tension.
Cette enveloppe vient s’ajouter à un budget régional que plusieurs observateurs jugent sous pression à l’approche de l’exercice 2027. Elle traduit malgré tout la volonté de l’exécutif régional de maintenir un effort de soutien direct aux entreprises, aux collectivités et aux associations, plutôt que de réduire ses interventions.
Où va l’argent ?
La répartition des crédits montre une priorité nette donnée à la formation des actifs : 28,07 millions d’euros, soit 63 % du total, sont consacrés à la formation professionnelle. Viennent ensuite les transports et la mobilité (5,33 millions d’euros), puis la santé et le social (4,09 millions d’euros). Le reste, environ 6,75 millions d’euros, se répartit entre plusieurs dispositifs plus ciblés.
- Environ 1 million d’euros d’avances remboursables pour accompagner 12 entreprises, dont Nova Digital Solutions (200 000 euros) et Maison Dayet (150 000 euros)
- 500 000 euros pour le programme « Quartiers en transition », avec 200 000 euros pour la requalification de la place Marulaz à Besançon et 300 000 euros pour Luxeuil-les-Bains
- 1 192 000 euros pour des équipements sportifs, dont 380 000 euros pour des terrains synthétiques à Belfort
- 240 322 euros pour maintenir la liaison ferroviaire transfrontalière entre Frasne, dans le Doubs, et Neuchâtel, en Suisse
- 231 207 euros pour la restauration du patrimoine, dont 100 000 euros pour la collégiale de Chablis
Les projets financés couvrent l’ensemble des départements de la région : Côte-d’Or, Doubs, Jura, Saône-et-Loire, Haute-Saône, Yonne et Territoire de Belfort. Une répartition qui cherche à montrer que l’effort régional ne se concentre pas sur les seules métropoles.
Un contexte économique morose
Ce coup de pouce intervient alors que l’activité économique régionale a reculé de 0,9 % sur un an, avec environ 988 900 postes salariés recensés fin 2025, en baisse de 0,6 %. L’industrie, qui pèse 17 % de l'emploi local contre 11 % en moyenne nationale, traverse une rentrée difficile, en particulier dans la filière automobile et la métallurgie. À titre de comparaison, d’autres régions comme le Grand-Est affichent pour l’instant un marché immobilier et économique plus dynamique.
La part consacrée à la formation professionnelle n’est donc pas anodine : elle doit permettre aux actifs de la région de se repositionner si les difficultés de l’industrie se poursuivent, tout en répondant aux besoins de recrutement identifiés dans certains secteurs.
Pourquoi cela concerne les habitants
Pour les habitants de la région, ces crédits se traduiront concrètement par des places de formation supplémentaires, des équipements sportifs rénovés dans plusieurs communes, le maintien d’une liaison transfrontalière utile aux travailleurs et étudiants du Doubs, et un coup de pouce à des entreprises locales créatrices d'emploi. Ce type d’arbitrage budgétaire régional s’inscrit dans un mouvement plus large observé dans plusieurs régions françaises confrontées à des choix similaires entre rigueur budgétaire et soutien à l’activité.
Questions fréquentes
Quand la Région Bourgogne-Franche-Comté a-t-elle voté cette aide ?
Le vote est intervenu le vendredi 16 octobre, lors de la commission permanente du conseil régional réunie à Dijon.
Quelle est la part la plus importante de cette enveloppe ?
La formation professionnelle concentre 28,07 millions d’euros, soit 63 % des 44,2 millions d’euros débloqués.
Quels départements bénéficient de ces financements ?
Les sept départements de la région sont concernés : Côte-d’Or, Doubs, Jura, Saône-et-Loire, Haute-Saône, Yonne et Territoire de Belfort.
Sources
Dijon Actualités —
Insee, tableau de bord de la conjoncture Bourgogne-Franche-Comté —
Région Bourgogne-Franche-Comté
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
