En Bourgogne-Franche-Comté, le diabète touche désormais davantage d’habitants que dans le reste du pays. Selon une étude conjointe de l’Insee et de l’Observatoire régional de la santé, 200 200 personnes étaient suivies pour cette pathologie en 2023 dans la région, soit 6,9 % de la population régionale contre 6,0 % en moyenne en France métropolitaine. Un écart qui interroge sur les causes locales de cette surreprésentation et sur les moyens mis en œuvre pour y faire face.
Une progression continue depuis dix ans
Le nombre de patients suivis pour un diabète en Bourgogne-Franche-Comté a bondi de 20 % entre 2015 et 2023, passant de 167 178 à plus de 200 000 personnes. Cette hausse, plus rapide que la moyenne nationale, place la région parmi les territoires les plus concernés par cette maladie chronique, aux côtés des Hauts-de-France et de certains départements d’outre-mer. Elle pèse directement sur le système de soins régional, déjà sollicité par ailleurs par une dynamique économique régionale qui redessine les besoins en emplois qualifiés dans la santé.
Vieillissement, sédentarité, alimentation : les facteurs identifiés
Les chercheurs de l’Insee avancent plusieurs explications à cette surreprésentation régionale du diabète :
- Une population globalement plus âgée qu’ailleurs en France, le risque de diabète augmentant fortement avec l’âge
- Des modes de vie marqués par une sédentarité plus prononcée dans certains bassins de vie ruraux
- Des habitudes alimentaires locales qui restent un facteur de risque identifié par les autorités de santé
Ces constats rejoignent ceux d’une précédente enquête de l’Insee sur l’état de santé général de la région, jugé plus dégradé qu’au niveau national. Ils s’inscrivent dans un territoire où la vie locale reste par ailleurs marquée par des sujets plus légers, comme le retour remarqué de la loutre d’Europe près de Dijon, symbole d’un cadre de vie régional qui n’échappe pas pour autant aux enjeux sanitaires.
Vers 250 000 patients suivis d’ici 2040 ?
Les projections de l’Insee ne laissent guère de place au doute sur la trajectoire des prochaines années. Selon le scénario intermédiaire retenu, le nombre de personnes suivies pour un diabète en Bourgogne-Franche-Comté pourrait atteindre 247 900 en 2040, soit une progression comprise entre 9 % et 30 % selon les hypothèses démographiques retenues. Une trajectoire qui suppose une mobilisation accrue des moyens de prévention et de prise en charge, alors même que la Région consacre déjà des budgets conséquents à d’autres priorités, à l’image des investissements régionaux annoncés cette année dans plusieurs secteurs.
Une consultation en cours sur le projet régional de santé
Face à ces constats, l’Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté a ouvert une consultation publique sur son projet régional de santé, qui doit notamment fixer les priorités de prévention pour la décennie à venir. La prise en charge du diabète, maladie chronique dont les complications pèsent lourdement sur les hôpitaux et la médecine de ville, figure parmi les enjeux identifiés par les autorités sanitaires régionales. Dans une région où l’actualité nationale croise régulièrement les problématiques locales, ce sujet illustre combien les données de santé publique s’ancrent dans les réalités démographiques propres à chaque territoire, à retrouver plus largement dans l’actualité Bourgogne-Franche-Comté.
Questions fréquentes
Combien de personnes sont concernées par le diabète en Bourgogne-Franche-Comté ?
Selon l’Insee, 200 200 habitants de la région étaient suivis pour un diabète en 2023, soit 6,9 % de la population régionale, contre 6,0 % en moyenne nationale.
Pourquoi la région est-elle plus touchée que la moyenne française ?
Les autorités sanitaires avancent trois facteurs principaux : une population plus âgée, une sédentarité plus marquée dans certains territoires ruraux et des habitudes alimentaires qui restent un facteur de risque reconnu.
Quelle évolution est attendue d’ici 2040 ?
Selon le scénario intermédiaire de l’Insee, le nombre de personnes suivies pour un diabète pourrait atteindre 247 900 en 2040, soit une hausse de 9 % à 30 % selon les hypothèses retenues.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
