Les Hauts-de-France confirment leur montée en puissance dans la carte industrielle européenne. Lors du sommet Choose France, organisé le 1er juin 2026 à Versailles, la région a capté 12 projets d’investissement représentant à eux seuls une part majeure des 93 milliards d’euros annoncés au niveau national, portant le total régional à environ 83 milliards d’euros d’engagements. Un chiffre qui place la région en tête des territoires bénéficiaires de cette édition.
L’intelligence artificielle en fer de lance
Le secteur qui tire cette dynamique est celui des centres de calcul dédiés à l’intelligence artificielle. Le groupe japonais SoftBank a confirmé la construction de plusieurs data centers sur les communes de Dunkerque-Loon-Plage, Bouchain et Le Bosquel. Le néerlandais Nebius, de son côté, a annoncé plus de 8 milliards d’euros pour un campus européen de calcul et de cloud à Béthune, installé sur l’ancien site industriel Bridgestone, avec une mise en service progressive dès 2026. À Escaudain, sur une friche de l’ex-Usinor, le canadien Brookfield a confirmé plus de 10 milliards d’euros supplémentaires pour étendre son projet de data centers, générant selon l’entreprise plusieurs milliers d'emplois directs et indirects sur le chantier puis en exploitation.
Ce virage numérique s’accompagne d’annonces dans l’agroalimentaire et la pharmacie : le britannique GSK a confirmé un investissement à Saint-Amand-les-Eaux, tandis que l’italien Ferrero renforce son site de Nieppe. Une diversification qui, selon la Région, doit limiter la dépendance de l’économie régionale à un seul secteur.
Une attractivité qui ne date pas d’hier
Ces annonces s’inscrivent dans une tendance de fond. Selon le baromètre de l’attractivité de la France publié par le cabinet EY, les Hauts-de-France ont accueilli 80 projets d’investissements étrangers en 2025, générant près de 3 988 emplois. L’industrie représente 58 % de ces projets, l’agroalimentaire 14 %, aux côtés d’une part croissante consacrée aux infrastructures numériques. La région confirme ainsi sa place parmi les destinations privilégiées des investisseurs étrangers hors Île-de-France, un rang qu’elle occupe depuis plusieurs années consécutives.
Cette dynamique s’ajoute à un contexte économique régional plus contrasté : la situation de l'emploi des dirigeants d’entreprise dans les Hauts-de-France reste sous surveillance, ce qui rend d’autant plus stratégiques ces nouveaux projets industriels pour l'emploi local.
Ce que cela change concrètement pour la région
- Des milliers d'emplois de construction puis d’exploitation attendus sur les sites de Dunkerque, Béthune, Cambrai et Escaudain.
- Une reconversion de friches industrielles (ex-Bridgestone, ex-Usinor) plutôt que des implantations sur des terres agricoles.
- Une diversification économique qui vient s’ajouter aux filières historiques de la logistique et de l’agroalimentaire.
- Un besoin accru de formation locale aux métiers du numérique et de la maintenance de data centers.
D’autres régions misent sur des leviers différents pour soutenir leur tissu économique : en Normandie, la croissance des entreprises tire l’économie régionale à deux vitesses, tandis qu’en Bretagne, la Région a débloqué 14 millions d’euros pour soutenir l’agroalimentaire et l’industrie. Autant d’approches qui montrent la diversité des stratégies régionales face aux mêmes enjeux d'emploi et de réindustrialisation.
Questions fréquentes
Que signifie le sommet Choose France ?
Choose France est un sommet annuel organisé par l’État pour attirer les investissements étrangers en France. L’édition 2026, tenue le 1er juin, a permis d’annoncer 93 milliards d’euros de projets sur l’ensemble du territoire national.
Pourquoi les Hauts-de-France attirent-ils autant de data centers ?
La région dispose de friches industrielles reconverties, d’un accès à l’énergie et de sa proximité avec les grands hubs numériques européens, ce qui en fait un site recherché pour l’intelligence artificielle et le cloud.
Ces investissements créent-ils des emplois immédiats ?
Les emplois de construction démarrent avec les chantiers, mais les emplois d’exploitation liés aux data centers se déploient plus progressivement, sur plusieurs années, à mesure de la mise en service des sites.
Sources
Région Hauts-de-France —
Nord France Invest —
L’Observateur
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
