La Nouvelle-Aquitaine referme une année 2025 marquée par un net ralentissement de son activité économique, avant d’aborder 2026 avec des signaux de redressement plus favorables. C’est ce que révèle la publication annuelle de la Banque de France consacrée aux entreprises de la région, confirmée par plusieurs analyses économiques indépendantes. Entre recul de l'emploi salarié, hausse des défaillances d’entreprises et perspectives sectorielles contrastées, la première région de France par la superficie doit composer avec un contexte national tendu tout en s’appuyant sur des atouts structurels solides : tourisme, aéronautique, agroalimentaire et innovation.
Un repli conjoncturel qui touche tous les secteurs
Selon la Banque de France, l’activité économique régionale s’est contractée de 0,7 % en 2025, alors que la croissance nationale progressait dans le même temps de 0,9 %. Ce décrochage s’est traduit sur le marché du travail : le taux de chômage en Nouvelle-Aquitaine a atteint 7,2 % fin 2025, contre 6,5 % un an plus tôt, soit une hausse de 0,7 point en douze mois. Environ 12 000 postes salariés auraient disparu sur l’année, soit un recul de 0,5 % de l'emploi régional.
Le détail sectoriel montre une dégradation généralisée mais inégale : le bâtiment affiche le repli le plus marqué avec -2,1 %, l’industrie recule de 0,5 % et les services de 0,4 %. Un scénario qui n’est pas sans rappeler celui observé de l’autre côté du pays, où chômage, tourisme et construction dessinent une équation économique tout aussi délicate en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Autre indicateur préoccupant : les défaillances d’entreprises ont bondi de 9,4 % en Nouvelle-Aquitaine, portant leur nombre à environ 6 500 sur l’année, tandis que les créations d’entreprises progressaient malgré tout de 3,4 %, signe d’un tissu économique qui continue de se renouveler.
Des dirigeants sous pression, un phénomène qui dépasse la région
Cette conjoncture pèse directement sur les chefs d’entreprise. La hausse des défaillances et le ralentissement de l’activité fragilisent en particulier les structures les plus jeunes et les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre. Un constat partagé par d’autres régions françaises confrontées à des difficultés comparables : les Hauts-de-France, où les dirigeants d’entreprise se retrouvent en première ligne face aux pertes d'emploi, illustrent bien cette tendance nationale qui touche désormais l’ensemble du territoire, y compris des bassins d'emploi historiquement résilients.
Des perspectives 2026 plus encourageantes
Malgré ce contexte dégradé, la Banque de France anticipe un rebond progressif pour 2026. L’industrie régionale devrait voir son chiffre d’affaires progresser de 3,8 %, accompagné d’une hausse de l'emploi de 0,8 %. Les services anticipent quant à eux une croissance de 1,9 % de leur activité et de 1,1 % de leurs effectifs. Ces prévisions s’appuient notamment sur les filières d’excellence régionales que sont l’aéronautique, le numérique, la filière bois et l’agroalimentaire.
Le budget régional 2026, fixé à 3,353 milliards d’euros, consacre 467,8 millions d’euros au développement économique et à l'emploi, avec un accent mis sur la formation des demandeurs d'emploi et l’accompagnement des entreprises. Sur le front de l’attractivité, la région a enregistré 120 décisions d’investissements étrangers en 2025, créant ou maintenant 2 140 emplois, soit une progression de 17 % par rapport à 2024.
Le tourisme, une valeur refuge pour la région
Dans ce paysage contrasté, le tourisme continue de tirer son épingle du jeu. Les nuitées enregistrées en Nouvelle-Aquitaine ont progressé de 2,7 % pour atteindre 57,4 millions, plaçant la région au troisième rang national des destinations les plus fréquentées. Une dynamique qui fait écho à d’autres territoires où l’activité touristique compense partiellement les difficultés d’autres pans de l’économie, à l’image de l’Outre-mer, où un tourisme porteur contraste avec un BTP en difficulté. La deuxième région viticole de France, forte de ses 216 000 hectares de vignoble entre Bordelais, Cognac, Jurançon et Bergerac, mise également sur l’œnotourisme pour diversifier ses revenus, avec de nombreuses journées portes ouvertes organisées dans les appellations tout au long de l’année.
- Taux de chômage régional : 7,2 % fin 2025 (+0,7 point sur un an)
- Activité économique : -0,7 % en 2025, contre +0,9 % au niveau national
- Défaillances d’entreprises : +9,4 %, créations : +3,4 %
- Prévisions 2026 : +3,8 % de chiffre d’affaires industriel, +1,9 % dans les services
- Budget régional 2026 : 3,353 milliards d’euros, dont 467,8 millions pour l’économie et l'emploi
Pour en savoir plus sur l’actualité économique des autres territoires, retrouvez notamment nos analyses consacrées aux régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et notre rubrique dédiée à l’actualité nationale, ainsi que l’ensemble de nos publications sur la Nouvelle-Aquitaine.
Questions fréquentes
Le taux de chômage en Nouvelle-Aquitaine est-il supérieur à la moyenne nationale ?
Fin 2025, le taux de chômage régional s’établissait à 7,2 %, un niveau proche de la moyenne nationale qui s’oriente également à la hausse selon les projections de la Banque de France pour 2026.
Quels secteurs sont les plus touchés par le ralentissement ?
Le bâtiment enregistre le repli le plus marqué (-2,1 %), suivi par l’industrie (-0,5 %) et les services (-0,4 %), selon les données de la Banque de France pour l’année 2025.
La reprise est-elle attendue en 2026 ?
Oui : la Banque de France table sur une progression du chiffre d’affaires de 3,8 % dans l’industrie et de 1,9 % dans les services, accompagnée de créations d'emplois dans ces deux secteurs.
Sources
- Banque de France – Les entreprises en Nouvelle-Aquitaine, bilan 2025 et perspectives 2026
- Ecomnews – Économie en Nouvelle-Aquitaine : un repli contrasté
- Bouger à Bordeaux – Pourquoi l’économie marque le pas en Nouvelle-Aquitaine
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
